Problèmes de sommeil chez les tout-petits

Dernière mise à jour : 12 avr.

Depuis plusieurs semaines, je rencontre des mamans épuisées et démunies face au manque de sommeil.

En cause ? Leur enfant ne dort pas bien... pas de problèmes de dents, de digestion ni rhumes, otites ou rhinopharyngites en vue. Et pourtant, les nuits sont entrecoupées de réveils.

Voici quelques conseils pour retrouver, petit à petit, le sommeil que l'on soit parent ou tout petit.


Les conseils que je livre ici, sont valables pour un enfant de 9 mois (ou 6kg) et plus et ne remplacent pas les conseils et avis médicaux.

Les "vrais" bobos des enfants n'entrent évidemment pas en compte, ici. : poussées dentaires, pied-main-bouche, rougeole, roséole, problèmes digestifs, otites, etc...


1/Accepter de progresser en douceur - Quelques conseils avant de commencer...


Avant tout, ne rêvons pas : les choses ne se mettront pas en place en une nuit !

Vous n'êtes pas moins bon parents sous prétexte que votre enfant pleure ou qu'il ne dort pas toujours comme vous le souhaiteriez.


Néanmoins, avant de débuter, certains points doivent être au clair :


- Les enfants (dès 8 mois) comprennent et peuvent accepter (ce qui est acceptable pour leur âge bien sûr) : prenez le temps de leur expliquer que "désormais, c'est ainsi...".

Si vous vous sentez obligé.e ou si vous souhaitez le faire, justifiez votre choix "... parce que maman ou papa.... tu es assez grand pour..."


- Soyez convaincue.s par le message que vous cherchez à transmettre : les enfants sentent très vite, à notre attitude ou au son de notre voix, par exemple, que nous ne sommes pas parfaitement sur.es de nous ou des mots que nous prononçons.


- Persévérez dans le temps : ne craquez pas après 5 minutes ou dès la première nuit sinon, cela ruinerait vos tentatives suivantes... votre message de "désormais c'est ainsi..." qui aura été bien enregistré par bébé ne sera finalement pas perçu comme "vrai" et votre enfant sera perdu pour ce message et peut-être aussi pour les suivants.


- Acceptez les pleurs : c'est un moyen de s'exprimer mais c'est aussi un moyen assez incroyable pour le bébé de faire réagir (souvent très vite) ses parents. C'est le moyen que votre enfant a de vous faire comprendre "non, je ne suis pas d'accord avec cette situation !". Sauf que le patron à bord : ce sont les parents, n'est-ce pas ?

S'il n'est pas malade, s'il n'a pas trop chaud ou pas trop froid, s'il est propre, s'il n'a pas soif et s'il a bien mangé dans la journée : l'heure est au sommeil et non aux "vocalises"... à vous de lui dire.

Un bébé, ça pleure et c'est ainsi : il est important de lâcher prise sur ce point et de tolérer de laisser pleurer un peu son enfant.


2 - Le Cododo


Rassurant pour les parents comme pour l'enfant à sa naissance ou quand il est malade, le cododo c'est LA solution qui rassure et permet de se rendormir rapidement... mais aussi de risque de se réveiller (de nombreuses fois), avec un petit pied sur la tête !

Le cododo a souvent des limites. En effet, le risque est grand que ni les parents ni les enfants ne finissent pas dormir correctement : les tout-petits sont notoirement des dormeurs bizarres et actifs qui remuent beaucoup la nuit ce qui est susceptible de réveiller (sans doute inutilement) les parents.

Se réveiller la nuit pour retrouver son sommeil, tout seul, s'apprend (et se vit bien) dès qu'un enfant a atteint un âge (plus de 6 mois, dans la plupart des cas). Mais, il est aussi entendable et compréhensible que le couple préfère garder son enfant auprès d'eux pour dormir : le plus important est que chacun y trouve son compte !


La fin du cododo, doit être une décision claire et ferme (pour les 2 parents) qui doit être expliquée (même a un enfant de 7 mois) et ritualisée pour que l'enfant comprenne que c'est un passage vers quelque chose de meilleur pour lui et surtout... qu'on se retrouvera demain matin.

  • Préparer la chambre (si nouvelle chambre il y a)

La chambre doit être à température acceptable, le bébé doit être suffisamment couvert...Conformément aux consignes de sécurité habituelles, assurez-vous que votre enfant est habillé de manière appropriée pour dormir et qu’il n’aura ni trop chaud ni trop froid pendant la nuit dans son pyjama.

Une (ou plusieurs si vous le souhaitez) veilleuse est pratique : elle permet à l'enfant de se situer en cas de réveil et elle vous permet de savoir où vus mettez les pieds en entrant dans la chambre de votre enfant, si cela devait être nécessaire. La couleur importe assez peu : les spécialistes passent des tons chauds aux tons froids dans leurs conseils sans plus de conviction.


  • Une routine à trouver petit à petit

Lorsque c’est possible, commencez pas mettre votre tout-petit à la sieste dans son nouveau lieu de sommeil (chambre ou petit lit, en solo, dans la chambre des parents). La sieste est une période courte pendant laquelle les petits tolèrent mieux de dormir dans un endroit différent.

Concernant la nuit, plusieurs jours seront nécessaires pour se défaire d’une habitude : l’établissement d’une routine répétée et confortable est la clé de la réussite. Si le rituel du soir était : repas, jeux, brossage des dents, bain, massage à la lotion, lecture ou livre audio et extinction des feux en berçant l'enfant... ne changez rien ! Seul le lieu de sommeil changera.


  • La gestion des pleurs

Si vous ne supportez pas d'entendre votre bébé pleurer, préparez vous : la transition risque d'être difficile émotionnellement. Dès les premiers pleurs, il est préférable de patienter quelques minutes avant d'aller rassurer l'enfant, mais aller le voir est indispensable pour le rassurer, s'assurer que tout va bien (propre, chaud/froid, soif, tétine perdue...).

Attendez d'abord 1 minute avant d'aller vérifier, puis 3 minutes, puis 5 minutes et toutes les 5 minutes à nouveau en expliquant gentiment mais clairement que "Bonne nuit, à demain, non tu dors dans ta chambre..." (on utilisera la méthode 5/10/15 pour les plus endurants). Article pour en savoir plus sur cette méthode -> ici.

Avant que vous ne vous en rendiez compte, votre bébé appréciera son nouveau lit et profitera de son nouvel espace sans crise.

Si vous craignez que votre enfant ne réveille la maisonnée. Déculpabilisez ! Les pleurs sont souvent plus difficiles à tolérer par les parents que par les autres membres de la famille. Un enfant qui pleure la nuit, réveille rarement son frère ou sa sœur, qui partage pourtant la même chambre. C'est à n'y rien comprendre, mais c'est ainsi !



3/ Le repas la nuit et l'alimentation en journée


A partir d'un poids symbolique de 6kg soit entre 9 et 11 mois, sauf avis médical, l'enfant n'a plus besoin de se nourrir la nuit. Pas de sein (même si c'est une super solution pour que tout le monde se rendorme facilement), pas de biberon de lait ni de jus de fruit... pour cela, on cherchera à atteindre une alimentation suffisante en journée et surtout à expliquer de façon simple mais efficace que "Non, désormais, c'est fini de boire la nuit, je te propose de l'eau mais rien de plus".


  • Une alimentation suffisante en journée

On déconseille aux adultes de se nourrir la nuit... il en va de même pour nos tout-petits.

Le retour que j'entends souvent est le suivant "je lui propose un biberon/le sein la nuit, mon enfant mange si peu en journée. Alors que ce biberon est vraiment le bienvenu : il est vidé facilement". Sauf que c'est une sorte de cercle vicieux...

En proposant à bébé de quoi se nourrir la nuit, on déséquilibre - involontairement - ses apports alimentaires en journée. Il est donc capital de remédier à se déséquilibre. Pour cela on commence par refuser toute forme d'alimentation la nuit. On explique et on propose de l'eau.

Déculpabilisation indispensable.

En parallèle, on propose une alimentation plus "riche" en journée à l'enfant de façon à limiter, petit à petit, les réveils dus à la faim et/ou aux habitudes de réveils nocturnes : une alimentation riches telle que des légumes vapeur et de saison avec une source de glucides (de la semoule, du riz ou des petits pâtes) et un peu d'huile d'olive + un laitage... Parfait !


Article sur la diversification alimentaire à venir


  • De l'eau à disposition

Remplacer le repas de la nuit par un biberon d'eau est un premier pas intéressant : vous ne restez pas sans rien proposer à votre enfant et lui trouvera le moyen de se rassurer, se désaltérer voire de se caler si les apports nutritifs en journée semblent un peu faibles.

Pourquoi un biberon ? Parce que cela permet de proposer un contenant qui fuira moins qu'une tasse.

Préparez un biberon de petite taille, rempli pas plus haut que la moitié. Il sera moins lourd et plus facile à manipuler par votre enfant. Pensez à bien serrer la tétine, histoire d'éviter les surprises nocturnes : certains enfants sont "bricoleurs" et parviennent à dévisser leur biberon... et là, oups !


4 / Phytothérapie et aromathérapie

Attention, les conseils donnés ici ne remplacent pas un traitement médical ni une visite chez un spécialiste.
Les conseils en phytothérapie et aromathérapie sont à prendre avec beaucoup de précautions : surtout chez les tout petits ! N'hésitez pas à prendre conseils auprès de spécialistes diplômés.

Plusieurs solutions existent. Elles ne doivent pas être utilisées toutes en même temps. Vous pouvez les alterner ou rester fidèle à celle qui vous semble la plus adaptée à votre mode de vie.

Vous pouvez, par contre, les compléter avec les conseils en homéopathie, en alimentation etc.

  • Massage avant d’aller au lit

Préparation dans un flacon en verre teinté de 20 à 25 mL de la synergie suivante :

- 30 gouttes d’HE de Petit grain Bigarade

- 15 gouttes d’essence de Mandarine

- 15 gouttes d’HE de Camomille noble Compléter avec de l’huile végétale jusqu’en haut du flacon (environ 16 mL).

Utilisation en massage avant le coucher au choix soit en rond sous le pied, soit en rond autour du nombril, soit à l'intérieur du bras (en « caresse » aller-retour).

OU

  • Bain aromatique du soir

Mettre 1 cuillère à soupe (si petit baignoire) à 3 cuillères à soupe (si grande baignoire) d’hydrolat de Camomille Romaine dans l’eau du bain.

OU

  • Diffusion en diffuseur ultrasonique

30 min. avant le coucher (sans présence dans l’enfant), diffuser pendant 10 minutes au choix 5 gouttes d’huile essentielle de lavande fine, camomille noble, mandarine, petit grain de bigarade ou mandarine



5 / Homéopathie

  • Bébé se réveille la nuit : Sulfur 7CH

  • Bébé semble excité avant d’aller se coucher : Coffea 9CH

  • Bébé est du genre nerveux : 1 dose de Valeriana 9CH matin et soir

  • La journée de bébé a été surchargée : Nux vomica 9CH

  • Bébé fait des cauchemars ou a des terreurs nocturnes : Stramonium 9CH + Belladonna 9CH.

  • Bébé a mal aux dents : Chamomilla 9CH

  • Bébé a dû mal à trouver le sommeil : Cypripedium 9CH

Passiflora est une mélange regroupant plusieurs souches intéressant si bébé se réveille plusieurs fois dans la nuit.

Extrait du site : https://www.pharmacie-homeopathie.com/


A quel moment donner le traitement ?

Pour aider votre bébé à gérer ses difficultés de sommeil, et avoir une meilleure qualité d'endormissement, il est recommandé d'administrer le traitement homéopathique au moment du coucher.

Comment administrer le traitement ?

Avant la première année, il est conseillé de diluer les granules dans de l'eau puis de les faire boire à l'aide d'un biberon ou d'une cuillère.

Après les 1 an, les granules peuvent être administrées directement dans sa bouche en les disposant entre la joue et la gencive du bébé.


En Conlusion...

Les nuits sont courtes et votre enfant est en bonne santé : suivez ces quelques conseils, faites preuve de patience et surtout n'hésitez pas à consulter.

Vous faites déjà de votre mieux et vous cherchez sans doute à faire toujours mieux : consulter permet d'échanger, de faire ressortir le positif de la situation et de construire un "protocole dodo", sorte de plan d'action, à suivre qui sera adapté à votre mode de vie et à vos convictions. Des points téléphoniques sont possibles sur simple demande.

Le lâcher-prise est indispensable : un bébé ça pleure, et c'est comme ça. Cela ne fait pas de vous de moins bons parents : votre bébé est sans doute très expressif.

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