Bien-être au travail

Eviter sou se reconstruire après l'épuisement professionnel ou parental.

Anticiper le mal-être et prendre du recul.

Apprendre à définir ses besoins, affirmer ses valeurs et gérer ses émotions pour que travailler (re)devienne un plaisir.

(COPY) (COPY) (COPY) (COPY) (COPY) (COPY) (COPY) (COPY) Post Instagram 1080x1080  px.jpeg

Nous passons la majorité de notre vie au travail. Malheureusement, cette situation peut être vécue comme une contrainte voire comme une épreuve par certains. En cause, un mal-être réel et ceux qui en souffrent ne sont peut-être même pas conscients.

"Burn-out cadeau de la vie" m'a-t-on dit un jour...  c'est vrai. Votre corps et votre esprit vous envoient un message clair : "fais une pause, fais le point, il est temps.". C'est un coup de massue pour ceux qui le vivent comme pour leur entourage. C'est aussi une forme de deuil d'une vie passée : il est donc nécessaire d'en accepter toutes les étapes sans vouloir accélérer le processus et sans se réfugier derrière des fausses solutions pour pouvoir en guérir, réellement.

C'est aussi la chance de devoir tout déposer, de tout remettre à zéro pour repartir sur de nouvelles bases plus sereines afin de ne pas (re)tomber dans les mêmes schémas qui nous précipiteraient à nouveau vers une nouvelle chute, encore plus vertigineuse.

Le Burn-out doit être détecté à temps, bien accompagné et "vécu pleinement".

Chacune des étapes est indispensable : inutile de vouloir vous précipiter le processus.

Dans cet article, je traite de l'épuisement professionnel mais je considère le rôle de parents ou d'accompagnant comme une forme de métier qui demande beaucoup d'investissements.

Alors même si dans votre job, tout se passe bien, ces quelques lignes sont peut-être pour vous dans votre métier de parents comme dans votre métier d'accompagnant.

Burn out, épuisement pro, en quelques mots

Le syndrome d’épuisement professionnel, équivalent en français du terme anglais "burn-out", se traduit par un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel » .

Selon Christina Maslach, le syndrome d’épuisement professionnel est décrit comme un processus de dégradation du rapport subjectif au travail à travers trois dimensions : l’épuisement émotionnel, le cynisme vis-à-vis du travail ou dépersonnalisation (déshumanisation, indifférence), la diminution de l’accomplissement personnel au travail ou réduction de l’efficacité professionnelle.

Si on compte 4 étapes avant d'atteindre le Burn-out, on ne comptera plusieurs autres quand on prend en compte l'avant, la reconstruction et l'après Burn-Out. 

Les 4 étapes du le Burn-Out

Le Burn-out se décompose en 4 phases dont voici quelques-uns des signes.

Phase 1 : l'Alarme

Vous vous découvrez en état de stress pour des raisons qui vous échappent. Cet état est nouveau, dérangeant et surtout il se réapparaît régulièrement sur des périodes plus ou moins longues.

Vous parvenez à détecter les éléments générant du stress et vous adaptez votre travail comme votre attitude à ces éléments pour pouvoir y faire face. Vous proposez même des solutions à votre hiérarchie pour améliorer la situation.

Vous adoptez une situation proactive et vous pensez gérer la situation grâce à votre grande adaptabilité.

...  la quantité d'éléments générant du stress s'accumulent, faire preuve d'adaptabilité est de plus en plus nécessaire...

Phase 2 : la Résistance

Votre attitude au travail change petit à petit : vous vous sentez facilement contrarié quand on refuse vos idées. Une grande frustration se fait ressentir car vos idées ne semblent pas prises en considération.

L'amertume et l'incompréhension s'installent : "mes idées me semblent pourtant bonnes". De votre point de vue, vos idées pourraient permettre d'améliorer/optimiser/anticiper/respecter. Vous ne comprenez pas les raisons de ces refus et les vivez comme un rejet.

Vous "prenez sur vous" en devenant de plus en plus résistant. D'ailleurs, vous ne voyez pas d'autres solutions que de travailler encore plus pour obtenir ce que vous attendez : de la considération pour vos idées, votre travail, votre ressenti, votre implication, votre endurance etc. Cette considération ne vient pas ou en moindre quantité par rapport à votre besoin de reconnaissance.

La passivité et le fatalisme apparaissent. Le sentiment de frustration est de plus en plus intense. La nervosité prend souvent le dessus et vous ne vous reconnaissez pas toujours dans vos réactions au travail comme dans la vie privée.

Oui, à cette étape, il y a un défaut de management. Votre hiérarchie n'a pas pris le temps de justifier ses décisions et n'a pas pris en compte votre ressenti. Vos supérieurs vous reprochent votre cynisme sans comprendre qu'ils en sont sans doute en grande partie, responsables.

Phase 3 : l'Epuisement

Composer avec le stress et la pression est de plus en plus difficile. 

Vous pouvez avoir du mal à couper les pensées liées au travail, même après une bonne nuit de sommeil ou un weekend.

Vous vous sentez épuisé.e physiquement et psychologiquement. Vous vous êtes à fleur de peau, voire vulnérable : une grande instabilité émotionnelle vous habite et vos réactions sont démesurées. Quand votre entourage professionnel ou personnel vous fait part de votre changement de comportement et/ou de son inquiétude : c'est le déni. Vous niez en bloc et/ou retournez les remarques contre votre interlocuteur.

Vous cherchez l'isolement : au travail, vous êtes de plus en plus souvent en déplacement. Réaliser les tâches habituelles, même les plus plaisantes, vous parait difficile voire impossible. Cela vous pousse à remettre votre confiance en vous et votre légitimité en question : "Suis-je vraiment qualifiée ?".

Peut-être même cherchez-vous la compensation dans l'alcool, les drogues ou la nourriture de façon plus importante qu'à l'accoutumé ?

Votre adaptabilité a été sans doute trop sollicitée. Vous vous êtes imposé des délais/missions/rigueurs jusque dans votre quotidien qui devient lui aussi, une grande source de nervosité.

Phase 4 : le Burn Out

Le système de défense est dépassé : affronter le stress devient impossible.

La confiance en soi et la motivation ont disparu, au travail et parfois même dans votre vie privée.

Vous vous sentez complément impuissant.e, épuisé.e, blasé.e : des sensations de souffrances physiques (somatisation) et/ou psychiques sont de plus en plus présentes.

Les sentiments d'isolement, de déprime et d'angoisse habitent votre quotidien.

Un état dépressif généralisé peut même avoir été détecté.

Vous avez peut-être pris du poids et cela vous accable : vous vous sentez mal dans votre corps.

Beaucoup sont encore dans le déni à ce stade. Ils trouvent des réponses et des excuses à tous les maux car ils se sentent "coincés" : aucune issue, à part celle de continuer, ne semble possible.

Certains envisagent des reconversions et des changements de vie radicaux. Malheureusement tant que les problèmes à l'origine du Burn-Out n'auront pas été réglés, reproduire les mêmes erreurs ou les mêmes schémas est inévitable : investissement trop important, manque de légitimité, manque de confiance en soi, affirmation de soi, découverte des ses besoins et de ses valeurs... les connaître et les admettre est une chose ; les comprendre, les intégrer pour changer ses attitudes en est une autre.

Les personnes les plus souvent concernées

Il existe des caractéristiques assez généralisables qui prédisposent à l'épuisement professionnel.

  • Un engagement sans limite dans son travail, un sens du devoir poussé à l’extrême

  • Un perfectionnisme dans tous les aspects de son travail, sans égard aux priorités

  • Une propension à négliger d’évacuer les tensions et de pratiquer des activités ressourçantes (activité physique, loisirs, détente)

  • Un sens de l’autocritique exacerbé

  • Des difficultés dans la gestion des émotions (savoir les identifier et les exprimer)

  • Une tendance à l’anxiété, à l’anticipation anxieuse des événements

  • Une faible estime de soi, un sentiment d’auto-efficacité réduit (« je n’y arriverai pas », « je ne suis pas capable de faire face »).

On dénombre  4 catégories de personnalités selon le site NoBurnout.ch

  • Les perfectionnistes qui s’effondrent sous la pression de la charge de travail.

  • Les battants qui travaillent énormément et sont exposés à des infarctus,

  • Les gentils, consciencieux, dévoués qui font l’objet de harcèlement et s’effondrent sous l’effet de la dépression

  • Les grands angoissés / anxieux.

 

Attention, cela ne signifie pas que toutes les personnes qui répondent à ce profil ou ces caractéristiques tomberont inévitablement dans la spirale du Burn Out. Cela ne signifie pas non plus que tous les traits de caractères doivent être réunis pour être "candidat". Et n'allez pas penser qu'en changeant, simplement votre façon d'être, vous parviendrez à sortir de la "cible burnout" : l'effet ne sera que passager et il faut travailler bien plus en profondeur.

Quelques facteurs aggravants au travail

Même si votre personnalité est un des facteurs important dans le Burn-out, toutes les personnes répondant aux traits de caractère cités plus haut ne déclenchent pas systématiquement des épuisements professionnels.

Voici quelques éléments du cadre professionnel qui amplifient le risque d'épuisement professionnel

  • intensité et organisation du travail (surcharge de travail, imprécision des missions, objectifs irréalistes, etc.) ;

  • exigences émotionnelles importantes avec confrontation à la souffrance, à la mort, dissonance émotionnelle ;

  • autonomie et marge de manœuvre ;

  • relations dans le travail (conflits interpersonnels, manque de soutien du collectif de travail, management délétère, etc.) ; 

  • conflits de valeurs ;

  • insécurité de l’emploi.

Pour anticiper les risques de mal-être au travail, d'épuisement etc, un cadre de travail adapté, une hiérarchie bienveillante et un management proactif sont nécessaires. Malheureusement toutes les institutions, toutes les entreprises ou tous les encadrants/collègues ne sont pas prêts à se remettre en question, à réviser leur mode de communication et c'est bien souvent un des facteurs aggravants : tout le monde pense bien faire et le salarié en souffrance est accablé, isolé voire harcelé dans le pire des cas.

Les solutions

La première étape du traitement consiste à accepter l'arrêt de travail. Ce dernier dure aussi longtemps que nécessaire : il est indispensable pour enclencher le processus de guérison. Le repos est nécessaire.

La prise en charge du burn out implique

- une psychothérapie assurée par un psychologue,

- un suivi médical par un médecin du travail et/ou un médecin généraliste

- un accompagnement annexe selon vos affinités pour accompagner dans la relaxation, vous conseiller dans l'utilisation de plantes, vous guider dans l'alimentation  et parfois même, mettre en lumière de certains points de votre vie pour envisager un nouveau schéma professionnel.

"Lorsqu'on est à bout de souffle, il faut savoir se recentrer."

Relaxation, méditation

Réduire le stress et l'anxiété sont indispensables pour permettre d'avancer et permettre la reconstruction. 

Pour cela, la réflexologie, la respiration (cohérence cardiaque), des exercices de visualisation ou de la méditation en pleine conscience peuvent vous aider.

Activité physique

La pratique régulière d'un sport doux et sans recherche de performance peut s'avérer utile dans la prise en charge du burn out pour réduire les symptômes de stress et récupérer de la force, au même titre que le repos ou la relaxation. Il est conseillé de pratiquer une activité en fonction de ses préférences.

Une alimentation équilibrée doit également être mise en place.

Médicaments, plantes

Le médecin peut prescrire un traitement médicamenteux à base d'anxiolytiques et d'antidépresseurs, si c'est nécessaire. Cette prescription n'est pas systématique pour traiter un burn out.

Si la situation le permet, vous pouvez envisager de remédier aux états d'angoisse, de stress etc grâce aux plantes, en complément d'un accompagnement en psychothérapie.

Aide à la reprise du travail

Le retour au travail est envisagé de manière progressive, après une consultation de pré-reprise avec le médecin du travail. Pour être effectuée dans les meilleures conditions, la reprise du travail doit être organisée en collaboration avec l'entreprise : modification du cadre de travail, réorientation de l'activité, réaménagement de l'organisation, définition de nouveaux projets, etc.

Comment éviter le burn out ?

La prévention du burn out passe par un repérage précoce des signes avant-coureurs et donc par une écoute régulière, réelle de tous les salariés, en prenant en compte dans la mesure du réaliste et du réalisable, leur mal-être. Il est indispensable que les managers soient sensibilisés au bien-être au travail afin de pouvoir admettre que l'optimisation d'une entreprise passe en grande partie par le bien-être de ses salariés.

Une organisation du travail adaptée (régulation de la charge de travail, sens et reconnaissance) doit donc mise en place.

Ma perception du Burn Out parental ou personnel

Il existe des situations, dans certains domaines de notre vie, qui nous font souffrir.

Nous refusons de les lâcher

- par peur des jugements ou de la pression sociale, "que vont penser les gens/mes parents/les collègues si je pars... si je change... si je décide de..."

- par manque de confiance en soi "vais-je trouver mieux ailleurs? Une personne comme moi ne mérite pas mieux."

- par évitement : on se réfugie dans des projets annexes impossibles, on reste pour les collègues (les projets, les missions...), on travaille encore plus dur pour éviter le chagrin en rentrant une fois chez soi ou on ramène les problèmes du travail à la maison ce qui épuise le restant du foyer, démuni face à cette souffrance,

- ou par peur du changement. Un saut dans le vide peut se préparer en théorie mais en pratique ça ne se passe pas toujours comme on l'espérait... mais une fois qu'on a sauté, en ayant préparé un "atterrissage" réaliste et réalisable on se sent plus fort que jamais.

Et puis il y a cette petite voix intérieure qui décrit cette situation comme un échec plutôt que comme une expérience dont il faut tirer les leçons.

Alors pour avancer...

Stop à l'autocritique : "d'autres vivent pire, je ne peux pas me plaindre. "

Chacun ses choix, chacun ses limites, chacun ses valeurs.

Il n'y a rien d'héroïque à rester coûte que coûte dans une situation impossible à vivre.

S'affranchir de la pression sociale.

Déterminer ses besoins.

Affirmer ses valeurs et les émotions qui les accompagnent.

Envisager sa vie autrement, après une pause qui permettra de prendre du recul et d'envisager la suite sereinement.

 

Contactez-moi

07.83.45.06.64

  • Instagram
  • Facebook
  • Whatsapp
  • Linkedin