Le thym pour lutter contre les maux de l'hiver

Dernière mise à jour : 7 févr.

Thymus vulgaris ou le thym commun possède des vertus diverses qui lui permettent de soulager certaines infections respiratoires et intestinales dont on souffre souvent en hiver.

Voici un bilan qui permet de l'utiliser au mieux car comme beaucoup des plantes couramment utilisées en phytothérapie, le thym présente des effets secondaires possibles et des contre indications.


Qu'il soit utilisé en tisane, en inhalation ou en cataplasme, le thym permet de lutter contre les infections externes comme internes.

En utilisation interne :

  • Le thym soulage bon nombre de pathologies respiratoires : il calme les quintes de toux (dans les affections de type coqueluche, bronchite, pleurésie, ainsi que d'autres de la sphère pulmonaire) grâce à son effet spasmolytique. On peut aussi l'utiliser pour soulager l'asthme léger ou le rhume des foins.

  • Ses effets antiseptiques et antifongiques permettent de soulager les inflammations de la sphère buccopharyngée, caries, soins dentaires divers, sous forme de bains de bouche. Une solution naturelle pour soulager les aphtes et les gingivites si désagréables !

  • Le thym est également reconnu pour diminuer les sécrétions nasales en cas de rhume et autres affections rhinopharyngées.

  • On peut l'utiliser pour soulager les épisodes de mauvaise haleine passagers souvent due à des problèmes digestifs, dentaires ou à des passages infections de la zone rhinopharyngées.

  • Le thym est aussi utilisé pour ses vertus spasmolytiques qui lui permettent de soulager les dérèglements intestinaux tels que diarrhée, ballonnements, flatulences, colopathies diverses... en complément d'une alimentation adaptée bien sûr !

En utilisation externe :

Nombre de pathologies dermatologiques s'appuient sur ses vertus antivirales, antimicrobiennes et antiseptiques dans le traitement des mycoses, des plaies, de la gale, de l'herpès et, globalement, d'un large panel d'affections cutanées allant jusqu'au zona.

Autres indications thérapeutiques démontrées

Depuis quelques décennies, les propriétés antivieillissement et antioxydantes du thym ont été mises en avant par les scientifiques. Certaines variétés de thym, dont le thym à paracymène, sont utilisées afin de soulager les affections ostéo-articulaires telles que les rhumatismes ou l'arthrose.


Utilisation et posologie du thym

  • Tisane ou infusion, jusqu'à trois fois par jour dans les cas de fatigue généralisée ou d'état fébrile, en particulier lors des infections ORL classiques telles que le rhume, la rhinite, l'angine, la toux et maux de gorge (si on l'apprécie, à savourer avec du miel fermier ajouté quand la tisane est refroidie et buvable) etc. : quelques grammes de plante séchée infusée dans de l'eau frémissante (2 pincées/tasse).

  • Huiles essentielles (attention, on distingue les propriétés de l'huile essentielle de thym à thymol de celles de l'huile essentielle de thym à thujanol). En application externe, l'huile essentielle diluée peut être appliquée directement sur la zone à traiter. On veillera à demander l'avis d'un spécialiste toutefois pour la prescription et l'utilisation des huiles essentielles, notamment la dilution nécessaire (à hauteur de 15% environ).

  • Sirop, en particulier afin de calmer les maux de gorge et les quintes de toux, on pourra le prendre à raison d'une cuillère trois fois par jour. La recette la plus simple ici : Lien !

Précautions d'emploi du thym

L'utilisation du thym en phytothérapie ne nécessite pas de précaution particulière car très peu allergène. On veillera toutefois à consulter un spécialiste pour l'utilisation de ses huiles essentielles.

Attention aux femmes enceintes : le thym est souvent décrit comme emménagogue voire abortif dans certaines données de la littérature. Le thymol qu’il contient semble en grande partie responsable de cette propriété. La consommation de thym à usage culinaire ne pose pas de problème chez la femme enceinte, une utilisation à visée médicinale doit se faire sous supervision.

Contre-indications

Les personnes sous traitement anticoagulant devront veiller à avoir une consommation relativement faible de thym, afin de limiter les apports de la vitamine K présente dans cette plante et qui participe au processus de coagulation du sang. Les personnes allergiques aux plantes de la même famille que le thym (comme la menthe) devront prendre les huiles essentielles avec précaution en cas de sensibilité croisée.

D'une manière générale, l'utilisation des huiles essentielles est déconseillée aux femmes enceintes.


Effets indésirables

En dilution trop faible, l'huile essentielle peut être irritante pour les muqueuses fragiles. Elle peut être aussi très modérément hypertensive et on veillera donc à ses apports pour les personnes sous traitement anti-hypertensif.


Mon petit mot...

La phytothérapie et l'aromathérapie sont certes naturelles et basées sur des plantes mais pas sans conséquence : si on en consomme de façon régulière sans réel besoin, on finit par en perdre l'utilité quand il est réellement nécessaire de les utiliser.

Boire de la tisane de thym tous les matins ne vous empêchera pas d'attraper un vilain rhume ou une gastroentérite ! Vous risquez par contre d'en perdre l'action antiseptique : c'est un peu comme consommer des antibiotiques sans réelle raison.

Les huiles essentielles ça sent bon, c'est l'air naturel, ça a un note pseudo-écolo et ça a un côté "sorcière" amusant avec un aspect écologique à connaître néanmoins :

- les huiles essentielles (même bio) sont souvent produites dans des conditions catastrophiques pour l'environnement (champs surexploités, plants récoltés en dépit de saisons...)

- une dilution insuffisante peut-être catastrophique pour votre santé

- un usage interne est à faire avec un avis d'un spécialiste qui aura pris le temps de connaître tous vos antécédents médicaux et les possibles inter actions médicamenteuses.

Voilà...


A vos tisanes et prenez soin de vous !


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