Accompagnement grossesse
Périnatalité...

Votre alimentation trimestre par trimestre.

Quelques conseils simples et naturels,

avant, pendant et après la grossesse,

 

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Ces conseils informatifs n’ont pas de valeur médicale et ne doivent pas se substituer à un traitement ou aux conseils d’un médecin, et doivent de préférence être envisagés sur les recommandations personnalisées d’un naturopathe et en gardant une alimentation équilibrée. 

Alimentation...

Les besoins en vitamines et minéraux sont accrus chez toutes les femmes enceintes. Tour d’horizon de l'alimentation optimale avant et pendant la grossesse.

Il est de plus en plus souvent conseillé de faire attention à son hygiène de vie dès l’arrêt de la contraception. Certaines habitudes ou modes de vie peuvent en effet provoquer des carences en vitamines et minéraux, préjudiciables à la forme et à la santé de la future mère et/ou de son bébé.

Comment préparer sa grossesse ?

- Pour celles qui ont pris la pilule

La pilule contraceptive augmente les besoins en vitamines B2, B6, B9, C, E et en magnésium. On peut les trouver, dans l'alimentation, notamment dans les céréales complètes, les viandes, les légumineuses (vitamine B6), les légumes, en particulier légumes verts et crucifères (vitamine B9), les fruits et crudités (vitamine C), les amandes, noix, huiles végétales (vitamine E), eau minérale (magnésium).

- Pour celles qui portaient un stérilet

Celui-ci entraîne des pertes menstruelles plus importantes susceptibles de diminuer les réserves en fer. On trouvera du fer dans les viandes rouges, les charcuteries, le poisson. Ils doivent être associés à des aliments riches en vitamine C (agrumes, fruits et légumes crus), qui favorisent l'absorption du fer.

Eviter de boire du thé en excès  : les tanins du thé pris entre les repas inhibe l'absorption du fer non héminique d'environ 20 %.

- Une alimentation soignée

Voici quelques conseils pour préparer votre grossesse dans de bonnes conditions :

  • Mettre en place une alimentation à charge glycémique basse, avec peu de glucides raffinés, riche en bonnes graisses (bonne proportion entre les omégas 3, 6 et 9) et protéines de bonnes valeurs biologiques (contenant des acides aminés essentiels - idéalement d'origine animale).

  • Augmenter et diversifier la part des aliments végétaux )sans penser que les produits Bio sont forcément de meilleure qualité).

  • Faire le plein d'antioxydants (légumes, baies, aromates, épices doux comme le curcuma).

  • Éviter les polluants (AGE, pesticides, métaux lourds, additifs…).

  • Prendre un supplément de vitamine D si nécessaire, et d' acide folique (vitamine B9).

  • S'assurer de consommer des aliments riches en oméga-3 (noix, graines de lin, huile de colza, poissons gras, œufs de poules nourries au lin…).

Comment se nourrir quand on est enceinte ? Faut-il manger pour deux ?

"Il faudrait manger pour deux quand on attend un bébé, donc pour trois si ce sont des jumeaux". 

En poussant plus loin cette adage populaire, il faudrait aussi manger pour quatre si on attend des triplés, soit 7 200 kcal par jour au lieu des 1 800 habituellement recommandées pour les femmes hors grossesse !

Après 9 mois d'un tel régime, les résultats seront sans doute catastrophique sur votre santé, une fois la grossesse passée. Alors, faut-il vraiment mettre les bouchées doubles lorsque l'on est enceinte ?

Il n'existe pas de règle générale et la prise de poids qui assure un bon développement du bébé varie selon les femmes. Cependant, on recommande généralement aux femmes enceintes d'éviter de grossir de manière excessive pour diminuer leur risque de développer un diabète gestationnel, un trouble métabolique associé à des complications à l'accouchement. L'excès de poids favorise l'hypertension artérielle, notamment, ce qui n'est bon ni pour la maman, ni pour le bébé.

Pour éviter ces problèmes, il faudrait au cours des 9 mois, prendre entre 12 et 18 kg si l'on est habituellement mince et seulement 6 à 10 kg si l'on était très corpulente avant de tomber enceinte.

Finalement, durant la grossesse, l'augmentation moyenne de la ration calorique devrait être relativement faible : 100 calories (kcal) de plus par jour au premier trimestre, et 250 calories de plus par jour au deuxième et troisième trimestre. 

On est donc bien loin des 3 600 kCal préconisées par cette idée reçue !

Mangez deux fois mieux, c'est plus judicieux.

Il est donc primordial d'avoir des apports optimaux en vitamines et minéraux (mais aussi en probiotques). L'acide folique (vitamine B9 de synthèse) prévient les malformations fœtales de type tube neural, bec-de-lièvre et certaines malformations cardiaques si il est pris dès les premières semaines qui suivent la conception.

Si vous habitez une région peu ensoleillée, vérifiez votre statut en vitamine D et augmentez vos apports si nécessaires soit par la prise de médicaments ou de suppléments, soit par l'exposition au soleil (aux beaux jours), visage et mains protégées et sans excéder 15 à 20 minutes.

Si vous portiez un stérilet ou si votre dernière grossesse est récente, vous avez un besoin en fer accru. Une supplémentation en fer sera probablement nécessaire.

Vous l'aurez compris, plus que la quantité, c'est la qualité de l'alimentation qui permettra le développement harmonieux du bébé et une meilleure récupération post-partum pour la maman.

Deux exemples de régimes pour la grossesse

Quelle alimentation quand on est enceinte ? Deux types de régimes sont associés à des bénéfices pour la maman : le régime à IG bas et le régime méditerranéen.

Une alimentation de qualité est cruciale pour l'état de santé de la future maman et de son enfant, par la prévention du surpoids, du diabète gestationnel et des carences en micronutriments.  

Malgré l’importance de l’alimentation pendant la grossesse, les femmes reçoivent généralement des conseils alimentaires limités et vagues comme augmenter sa prise alimentaire de 300 calories (kcal) ou « manger varié et équilibré ». Il est pourtant possible de faire des recommandations plus précises.

Premier trimestre

  • Éliminer la caféine, l'alcool et le tabac, limiter la théine (thé)

  • Suivre une bonne hygiène de vie pour éviter le risque d'infections alimentaires notamment la listériose, la toxoplasmose et la salmonellose : bien laver tous les végétaux, cuire les viandes et éviter le lait cru (et ses dérivés), les produits de la mer crus, les œufs crus (et ses dérivés sous forme de sauces et/ou desserts).

  • S'assurer de consommer des aliments riches en vitamine A (carotte, citrouille, courge, abricots, épinards, mais aussi poissons gras mais pas plus de deux fois par semaine)

  • S'assurer de consommer des aliments riches en zinc

  • Se supplémenter le cas échéant en vitamine K (avec l'avis du médecin)

Deuxième trimestre

  • Augmenter l'apport en protéines végétales et animales

  • S'assurer de consommer des aliments riches en fer

  • Prendre soin de ses dents

  • S'assurer de consommer des aliments riches en choline

Troisième trimestre

  • Augmenter encore ses apports en protéines

  • Fractionner ses repas

  • Se supplémenter en probiotiques.

Phytothérapie...

Quelques remèdes naturelles pour les maux de grossesse.

Ces informations sont des généralités mais c'est toujours le cas par cas qui doit faire foi : certaines plantes peuvent avoir des effets sur certaines personnes et non sur d'autres. Les principes actifs sont complexes et vivants, en phytothérapie : il est donc important d' appliquer puis observer au cas par cas.

Constipation

Ne pas la laisser s’installer. Pour éviter les risques d’hémorroïdes.

Ispaghul ou Psyllium blond : les graines de psyllium (à laisser dans l'eau bouillante pendant 10 mn avant d'avaler le mélange eau et graines le soir au coucher), il est indispensable de boire beaucoup en complément.

Débuter par une posologie modérée pour éviter les risques de gaz. A prendre à distance d’autres médicaments.

La racine de guimauve et les fleurs de mauve (sous forme de tisane ou de gélule)sont également efficaces, tout en douceur et sont à prendre de préférence au coucher.

Nausées

la plante de première intention est le gingembre sous forme d'infusions de gingembre frais râpé ou de gingembre lyophilisé. Les gélules de gingembre sont également efficaces pour celles qu'il n'en apprécieraient pas le goût. La marjolaine et la mélisse soulagent également les nausées : séparées ou assemblées en tisane ou en gélules.

Hémorroïdes

le marron d'Inde étant contre-indiqué chez la femme enceinte, on peut traiter les hémorroïdes avec des infusions d'hamamélis ; 

Si celles-ci sont situées en externe, on peut les tamponner avec du vinaigre de cidre bio en local, sur une compresse.

Angine virale, la grippe ou un rhume 

Le thym en infusion peut être utilisé par la femme enceinte. C'est un bon anti-infectieux et antiseptique. Le serpolet, son cousin, peut lui aussi être pris sous forme de tisane. En cas de fièvre, la fleur de sureau pourra être utile mais il ne faut pas hésiter à consulter son médecin afin d'écarter tout risque de complication.

Infections urinaires, cystites

Pour soulager ces maux pendant une grossesse, les infusions ou gélules de bruyère sont conseillées. L'extrait de pépin de pamplemousse, beaucoup d'eau et des un complément en canneberge (par anticipation, si on se connait un terrain favorable) peuvent être envisagés.

Acidité gastrique 

Le RGO de la femme enceinte peut être traité avec une algue marine, le lithotame qui sera pris au début des repas, sous forme de poudre ou de gélule.

Acné de la femme enceinte 

La racine de bardane, la pensée sauvage et l'ortie (pas racine) sont les plantes qui peuvent être utilisées pendant une grossesse. On peut faire un mélange des trois pour une plus grande efficacité.

Douleurs, mal de dos 

Les femmes enceintes peuvent soulager leurs douleurs avec de la matricaire (camomille allemande), à associer à la reine des prés et à la lavande, sous forme d'infusion. On évitera les huiles essentielles sans demander conseils auprès d'un.e spécialiste.

Jambes lourdes

Les deux plantes circulatoires bien connues et sans contre indication chez la femme enceinte ont la vigne rouge et l'hamamélis. A prendre en infusion ou en gélules. 

Anxiété, angoisse, insomnie

SI vous vous sentez angoissée, à l'approche du terme en particulier, vous pouvez prendre de la lavande, de l'oranger, de la mélisse, du tilleul. En cas de problèmes d'endormissement, la passiflore peut être prise par les femmes enceintes. Vous pouvez également envisager : une séance de relaxation intense (réflexologie crânienne), des exercices de cohérence cardiaque (exercices respiratoires) des moments pour de la médiation en pleine conscience en plein air et accompagnée de préférence.

Certaines plantes, toutefois, ne doivent être utilisées que lors du dernier mois en raison de leur action tonique sur l'utérus : les feuilles de framboisier ou de ronces par exemple. prise par les femmes enceintes. Les huiles essentielles sont à éviter surtout lors du 1er trimestre.  L'argile est également à éviter : elle pourrait carencer en fer.

Dans tous les cas, une grossesse ne ressemble jamais à une autre. Si tomber enceinte a été facile ou au contraire long et compliqué pour une première grossesse, il en sera sans doute autrement pour la grossesse suivante.