Stop ! j'arrête de culpabiliser !

Dernière mise à jour : 7 févr.

Elle s'appelle Stéphanie, elle est mère de famille de 44 ans.

Il s'appelle Benjamin, il vit seul et a 31 ans.

Ils s'appellent Vivienne, Georges ou Marie et apprécient de boire un café régulièrement ensemble.

Ils vivent en ville ou à la campagne. Ils sont inquiets pour leurs santés et celles de leurs proches.

Ils travaillent, ont travaillé ou ne travaillent pas.

Beaucoup d'entre eux avouent se sentir jugés, à chaque fois qu’ils font un choix alimentaire qui ne correspond pas à un espèce d’idéal « d’alimentation saine » véhiculé par bon nombre de vedettes du bien-être.

Sans trop savoir pourquoi et sans véritable conviction, ils arrêtent soudainement tel ou tel aliment, les médias et les réseaux sociaux battant la campagne contre toutes les formes d'alimentation : frustration et incohérence vont en découler !

Stop...


Arrêtons de croire que ne plus manger de viande ou de fromage, sans raison clairement ciblée avec l'accompagnement d'un professionnel (ou sans conviction personnelle), est une solution ...une solution à quoi ?

Stop à cette culpabilité face à l'utilisation ponctuelle de produits industriels : nous faisons de votre mieux et nous savons que cette situation est (et doit rester) exceptionnelle !

Arrêtons de nous auto-flageller après un abus : nous savons quoi faire pour rectifier le tir.

Nous voulons que nos corps ne soient pas exposés à toutes ces sources de nocivité... mais quand on y pense bien : autant arrêter de boire de l'eau ou de respirer.

Donc autant ne pas se priver inutilement, au risque de provoquer des déséquilibres ou des carences.


Plusieurs nouvelles vedettes du bien-être, certains sportifs ou même des influenceurs qui pullulent sur les médias sociaux travaillent à bâtir cette image de « perfection » alimentaire plutôt que la détruire.

Cet idéal qui n’existe que dans l’univers créé de toute pièce par ces personnes, génère inévitablement, à mon avis, une certaine culpabilité. On ne pourra jamais être aussi « parfaits » qu'elles le disent.

En fait, elles ne le sont pas non plus. Elles ne font que "photoshopper" leur vie. Et puis ce mode de vie n'appartient qu'à eux et à eux seuls !

Alors, la question qui tue : est-ce que ces vedettes du bien-être mangent parfaitement? Je ne pense pas.


Si l'idée est de changer son alimentation sans trop savoir pourquoi et sans l'adapter à son propre mode de vie : les incohérences et les erreurs risquent d'être nombreuses.

Peut-être serait-il plus intéressant de mieux choisir ses aliments :

- manger moins de viande/gluten/fromages d'accord mais les déguster après les avoir choisi d'une qualité irréprochable,

- se régaler occasionnellement d'une glace ou d'une pâtisserie n'a jamais tué une personne en bonne santé,

- apprécier la facilité, la rapidité (et parfois même le goût) d'un produit "tout prêt" et industriel.


La perfection n'existe pas et tout modèle connaît des failles ou des incohérences.

Bien manger pour Stéphanie ne sera pas bien manger pour Benjamin et inversement.

Ce qui est bien, selon moi, c'est de chercher à améliorer son quotidien grâce à une alimentation plus équilibrée et surtout en accord avec nous-même plutôt qu'en accord avec le quotidien des autres.

Selon plusieurs médecins nutritionnistes : la culpabilité alimentaire est une porte d’entrée au développement d’une relation malsaine avec les aliments et le corps et, possiblement, de troubles alimentaires. La frustration n'est pas vectrice de solutions surtout quand celle-ci est imposée sans véritable conviction personnelle ou bien si elle est insufflée via internet ou tout autre forme de média.


Bien manger, pour moi, c’est être capable de trouver le juste équilibre entre les valeurs qui nous tiennent à cœur et « la vraie vie », pleine d'imprévus, de responsabilités et d'embûches.

Souvent la perfection se trouve dans l’imperfection et c’est très bien comme ça.





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