Allergies saisonnières (pollens, graminées...) : comment se préparer pour en limiter les effets

Dernière mise à jour : 3 févr.

Pourquoi parler d'allergies aux pollens maintenant ?
Parce que c'est précisément maintenant qu'il faut préparer son organisme afin que les effets soient aussi limités que possibles une fois l'apparition de ces pollens.

Le printemps est synonyme de pollens et du réveil de la nature… Mais c’est aussi le retour de la rhinite allergique saisonnière et des sensibilités aux pneumo-allergènes.

La rhinite allergique est le résultat d’une réaction exagérée et inappropriée de notre système immunitaire face à un agent inoffensif de notre environnement. La rhinite allergique regroupe un ensemble de symptômes très désagréables et irritants tels que :

  • Obstructions des voies nasales (nez bouché)

  • Hydrorrhées (nez qui coule)

  • Rougeurs des yeux et larmoiements

  • Eternuements à répétition

  • Maux de tête

  • Fatigue ….

Certains ont remarqué aussi que leurs allergies survenaient plusieurs fois par an. En effet, on parle d'allergie au pollen au sens large, mais on trouvera différentes sources allergisantes selon la période de l'année, par exemple :

  • Les graminées (dactyle, fétuque, houlque, ivraie et phléole) avec une floraison d’avril à septembre.

  • Les herbacées (armoise, ambroisie, colza, ortie, pariétaire, plantain, pissenlit, rumex et trèfle) avec une floraison de décembre à octobre.

  • Les arbres (aulne, bouleau, cèdre, charme, châtaigner, chêne, cyprès, frêne, marronnier, noisetier, olivier, platane, saule, tilleul et troène) avec une floraison de janvier à octobre.

On parlera plutôt d'allergies saisonnières.

La qualité de vie et les activités des personnes sujettes à ce type d'allergies sont fortement impactées, avec parfois même des impacts sur leur vie personnelle et/ou professionnelle dus à leur fatigue à la gêne ressenti ou de l'irritabilité.


Ce qui se passe dans l'organisme d'une personne allergique aux pollens


Chez les personnes allergiques, des substances anodines étrangères à l’organisme déclenchent une réaction immunitaire.

La première réaction du système immunitaire est appelée sensibilisation : l'allergène rentre en contact avec un globule blanc qui ne devrait pas réagir car cet allergène est normalement bien toléré par l'organisme. Mais lors de ce 1er contact, le globule blanc va stimuler la production de lymphocyte T (qui vont garder en mémoire l'allergène) et B qui vont libérer des anticorps spécifiques, les IgE. Ces IgE vont se fixer sur les mastocytes qui sont des cellules de défense de la peau et des muqueuses. La sensibilisation est activée, le prochain contact avec l'allergène entraînera la réaction allergique..


La seconde réaction, purement allergique, appelée déclenchement, ne survient que lors de la seconde exposition. En effet, lors de la nouvelle mise en contact, les mastocytes avec leurs IgE vont se défendre en produisant des molécules inflammatoires et en particulier de l'histamine. Ces molécules vont déclencher les symptômes suivants: rhinites, asthmes...


Idéalement, la meilleure façon de soigner l'allergie est encore d'éviter l'allergène. Pour cela, il faut déjà le (les) connaître puis pouvoir l' (les) éviter (ce qui n'est pas toujours simple). On peut aussi réduire l'intensité de la réaction allergique et limiter son apparition.


Source illustration : Sciences et Avenir



Un lien entre allergies saisonnières, système immunitaire et microbiote intestinal :


La rhinite allergique peut être due à des facteurs génétiques, environnementaux et est aussi liée au mode de vie.

La pollution atmosphérique avec les particules diesel exacerbent les allergies respiratoires.

Il existe néanmoins un lien réel, quoi que moins évident à comprendre entre les troubles du microbiote intestinal et les maladies allergiques. En effet, l’augmentation des manifestations allergiques saisonnières est associée à l’hyperperméabilité intestinale et donc à la dysbiose (déséquilibre du microbiote).

En temps normal, l’organisme ne déclenche pas systématiquement un assaut inflammatoire face aux éléments externe ou aux corps étrangers (alimentation par exemple), le système digestif instaure, en effet, un système de tolérisation.

Ainsi, l’organisme tolère des substances étrangères (allergènes, tels que les pollens ou la poussière) ou peut y réagir donnant des symptômes allergiques.

La paroi intestinale peut devenir trop poreuse car notre flore intestinale a été perturbée par de nombreux facteurs (abus de sucre industriel, stress, prise de médicaments,... etc). On parle alors d'hyperperméabilité intestinale.

Or face à cette hyperperméabilité intestinale, le système immunitaire (contenu à presque 80% dans nos intestins) se dérègle et libère plus d’anticorps, ce qui crée une intolérance à d’autres allergènes, dont les pollens.


Quelques conseils pour mieux vivre une allergie saisonnière

Attention, ces conseils ne se substituent pas aux prises de médicaments prescrits par les médecins.

N'arrêtez pas votre traitement médical sans l'accord de votre médecin.


Adaptez votre alimentation pour améliorer la qualité de votre microbiote et réparer votre paroi intestinale

Les micronutriments e tune alimentation adaptée peuvent contribuer à atténuer les symptômes de la rhinite allergique et à réparer la paroi intestinale :

  • La vitamine C joue un rôle en tant qu' antioxydant pour protéger les cellules des répercussions de la réaction allergique. Elle accélère en outre la vitesse de dégradation de l’histamine, qui agit dès lors moins longtemps, et en réduit la production. Les analyses réalisées dans un contexte de manifestations allergiques révèlent souvent un déficit en vitamine C.

  • Le calcium administré en traitement adjuvant peut réduire la réaction allergique grâce à son effet stabilisateur sur la membrane cellulaire.

  • En outre, le zinc et la vitamine D à des doses élevées ont un effet positif sur le système immunitaire en cas d’allergie.

  • Consommez des fruits et légumes de saison cuits plutôt que crus: ils sont riches en vitamines, en minéraux, en antioxydants et en fibres nécessaires à la flore intestinale, responsable du bon état et du bon fonctionnement de la paroi intestinale.

  • Consommez du thé (noir en jetant l'eau après 3 min. d'infusion ou vert), des céréales complètes et des huiles riches en acides gras essentiels (olive, colza, noix...), riches en antioxydant, fibres et acides gras, nécessaires au bon état de la flore intestinale.

  • Régalez vous de "vrais yaourts" au lait de chèvre ou de brebis, si possible bio et/ou fermiers, riches en probiotiques, naturels.

  • Vous pouvez envisager une cure de probiotiques de 3 mois si vous pensez que votre microbiote est un peu "faible" en pensant à ajouter les aliments nécessaires à l'entretien de celui-ci afin de profiter à long terme de leur effet.

  • Vous pouvez également préparer vos légumes lactofermentés pour produire vos sources de probiotiques maison -> Super recette sur ce lien !


Changez quelques habitudes du quotidien

Pendant la saison pollinique, il est conseillé de n’aérer que brièvement; vous pouvez aérer plus longtemps quand il pleut ou si vos fenêtres sont équipées de moustiquaires anti-pollen.

  • Ne suspendez pas dans la chambre à coucher les vêtements que vous avez portés dans la journée.

  • Lavez-vous les cheveux de préférence le soir avant le coucher, afin de les débarrasser du pollen.

  • Rincez-vous régulièrement le nez avec du sérum physiologique afin de soigner la muqueuse et d’éliminer le pollen qui y a pénétré.

  • Lavez régulièrement votre linge de lit.

  • Évitez de faire sécher vos vêtements et votre linge de lit à l’extérieur.

  • Portez des lunettes de soleil pour vous protéger non seulement du soleil, mais aussi des pollens.

  • Consultez régulièrement le bulletin allergo-pollinique sur www.pollenundallergie.ch.

  • Si vous faites du sport ou d’autres activités physiques à l’extérieur, préférez le début de matinée, les terrains en altitude, ou sortez juste après une averse,

  • Servez-vous de mouchoirs en papier et utilisez-les une seule fois.


Et pour calmer les symptômes pendant les poussées allergiques...

Avec les plantes

Les plantes anti-allergies sont peu nombreuses mais elles sont efficaces. L'action antihistaminique et anti-inflammatoire est efficace pour prévenir et réduire la réaction allergique.


  • Les Plantains: ce sont des antihistaminiques majeurs qui stoppent la réaction allergique liée à une piqûre d'insecte (ou d'ortie) simplement en écrasant une feuille sur la piqûre. Leur efficacité réside dans l'inhibition de la dégranulation des mastocytes (libération des granulons contenant l'histamine).

  • L'Euphraise: Plante un peu oubliée, son utilisation diluée en interne comme en externe est intéressante notamment dans la rhinite. On l'utilisait beaucoup en bain d'yeux dans toutes les infections oculaires.

  • La Menthe poivrée en extrait liquide (pas en huile essentielle) est intéressante également sur les rhinites allergiques.

  • L’ortie fait partie des remèdes de grand-mère contre les allergies, sous forme de tisane ou de soupe, mais aussi en cures d’extrait de plante fraiche d’ortie dès l’apparition des premiers symptômes d’allergies. On en ajoute quelques gouttes à son verre d’eau ou de jus de légumes plusieurs fois par jour.


Avec les huiles essentielles

(ne pas utiliser chez les femmes enceintes, allaitantes ou chez les enfants de moins de 12 ans)

  • Huile essentielle d'estragon en soin quotidien

En interne : 1 goutte diluée dans une cuillère d’huile d’olive, 3 fois par jour si les symptômes de l’allergie sont déjà là. Une fois par jour durant 1 semaine à titre préventif (lorsque les pollens commencent à apparaitre).


  • En sauna facial pour soulager les voies respiratoires

Diluer 1 goutte d’huile essentielle de niaouli + 1 goutte d’huile essentielle d’estragon pour un litre d’eau, faire chauffer légèrement et respirer. Inhaler les vapeurs entre 5 et 15 minutes.

  • En synergie dans un mouchoir

A préparer dans un flacon teinté compte-gouttes et identifié "mélange allergies saisonnière", mettre les huiles essentielles suivantes:

  • 15 gouttes d'huile essentielle de camomille allemande

  • 15 gouttes d'huile essentielle d'estragon

  • 12 gouttes d’huile essentielle de verveine

  • 30 gouttes d'huile essentielle de citron

Déposez 3 gouttes du mélange sur un mouchoir en papier puis respirez-le pendant 1 minute en inspirant longuement à pleins poumons. Répétez 4 à 5 fois dans la journée si nécessaire.

Avec les macéras de bourgeons

Le bourgeon de cassis est LE bourgeon tout indiqué pour les personnes allergiques ! Grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et son action drainante, le bourgeon de cassis va permettre de lutter efficacement contre les allergies cutanées ou respiratoires.

Sa richesse en flavonoïdes lui permet également d’avoir une action antihistaminique naturelle. Le bourgeon de cassis sera donc le premier recours en cas de rhume des foins, d’allergie au pollen ou d’asthme allergique.


A vous de jouer : alimentation revisitée + probiotiques + nouvelles habitudes le moment venu, vous voilà informés !


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